Insalubrité des petites installations de climatisation

Nous avons un constat alarmant dans l’habitation et dans les ERP climatisés de type hôtels, hôpitaux, cliniques, commerces, équipés de systèmes d’air conditionné. Faute de réglementation, plus de 90 % des appareils de climatisation sont dans un état d’insalubrité dont on connaît l’incidence sur la santé du public par la dégradation de la QAI. Étroitement lié, l’encrassement provoque également une importante diminution de l’efficacité énergétique des appareils entraînant une forte surconsommation électrique.

Un état des lieux sanitaire inquiétant
clim-insalubre

Cette double problématique qualité d’air et efficacité énergétique est clairement identifiée par de nombreux scientifiques et spécialistes qui confirment l’enjeu de santé publique et économique fort coûteux pour la collectivité. C’est un sujet de société que nous retrouvons au niveau international et de nombreux spécialistes y compris des allergologues en parlent et résument parfaitement cette problématique :

Extrait article

« Pour la climatisation, certes confortable, son entretien doit être extrêmement minutieux et sérieux sous peine de voir augmenter la fréquence des arrêts de travail pour une manifestation du Syndrome des Buildings. » Il est nécessaire d’avoir une ventilation efficace qui améliore la santé mais également la productivité. Améliorer la ventilation et la QAI fera donc gagner de l’argent à l’État et aux entreprises !

Origine et analyse des problèmes rencontrés

Des systèmes de climatisation qu’ils soient de petites de grandes installations, sont potentiellement générateurs d’aérosols microbiologiques. Le climatiseur ou la centrale de traitement d’air fonctionne en milieu humide et le risque de bio contamination existe, cela positionne la maintenance préventive comme la première mesure à réaliser dès l’installation technique.

La vulnérabilité sanitaire des climatiseurs provient du fait qu’il y a formation de condensats et stagnation de l’eau sous forme de gouttelettes ou de volume non électrique. Cette eau stagnante est presque toujours le siège d’un développement de micro-organismes. Ainsi l’air qui transite au travers du climatiseur (ou de la centrale d’air) peut être contaminant d’autant plus qu’il est très souvent en grande partie recyclé.

La dégradation sanitaire qui engendre la perte de rendement énergétique de l’ensemble des installations d’air conditionné est la cause de plusieurs facteurs déterminants.

a) Une réglementation insuffisante et limitée aux climatiseurs et pompes à chaleur de moins de 12 kW (cf chapitre suivant)
b) Un mauvais entretien des climatisations

  • Manque de technicité de nettoyage
  • Pas d’outils et de formation adaptée
  • Absence de réglementation précise
  • Préconisation d’entretien non conforme
  • Absence de contrôle sanitaire
  • Etc…

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